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Resto U Censier (Paris 5e)
Le resto U Censier à Paris, s'est donné pour ambition
de s'adapter sans cesse à sa jeune clientèle. Résultat,
un menu à 2,80 euros où variété, modernité
et équilibre alimentaire cohabitent harmonieusement. Mission accomplie
!
Avec 2000 à 3000 couverts servis le midi et 560 places assises,
le resto U Censier est pour le moins dynamique. La direction a souhaité
que l'offre alimentaire soit à la hauteur de son activité.
L'accent est donc mis sur la modernité et la variété
des menus. Depuis 6 mois, le menu à points à 2,80€
facilite la vie des étudiants. Plus de file d'attente, il suffit
de recharger sa carte aux bornes Moneo® dans le restaurant ou à
l'extérieur. Finie aussi l'obligation de prendre le classique entrée-plat-dessert.
Pour 6 points, les jeunes concoctent à loisir leur menu. La zone
de distribution, passée en 1998 du linéaire au scramble,
propose sur deux étages deux styles de restauration incluant chacun
un salad'bar, un grand buffet de hors-d'uvre et un large choix de
desserts.

© CC - MAGALI BACILIERI
Indétrônables pizzas
Au premier étage, les plats du terroir et les pizzas. Ces dernières
remportent un succès fou. Les chiffres parlent d'eux-mêmes:
700 pizzas sont servies quotidiennement. Vous êtes plutôt
campagnarde, indian, spicy hot ou québec? Il y en a pour tous les
goûts. Chaque jour, 3 pizzas sont proposées dont la "
3 fromages " pour ceux qui ne mangent pas de viande. Outre l'attraction
des jeunes pour la spécialité venue d'Italie, le succès
s'explique par l'aspect spectacle du stand. Les convives assistent à
la cuisson des pizzas avant de les déguster. Néanmoins,
l'animation nécessite un gros investissement en temps. Les cuisiniers
en charge des pizzas doivent commencer à éclater les pâtons
puis garnir la pâte dès 6h30. Le deuxième étage
est le coin des grillades: chaque jour viande, steak haché cuit
devant le client, poisson frais et saucisse de Francfort. Pourtant, malgré
la diversité du choix, une frange de la clientèle n'était
pas encore contentée : les inconditionnels du sandwich. Pour eux,
Sylvie Bouffet eut l'idée de créer un stand kebab. Mais
" le vrai, pas celui fait avec de la baguette ". L'idée
plaît à l'équipe. Et voilà Sylvie, Carole et
le responsable approvisionnement partis à la recherche des bons
produits! La viande sélectionnée est halal et prédécoupée.
Le plus difficile à trouver reste le pain idéal. C'est au
salon du sandwich qu'ils vont le dénicher. Après moult dégustations
pour peaufiner le produit, le stand kebab voit le jour en avril. "
C'est aussi bon que chez le Grec du quartier ", déclarent
les étudiants. Ils peuvent opter pour le sandwich ou l'assiette
kebab sans pain, avec une sauce au choix. La garniture est faite à
la minute. En moyenne, 200 sandwichs sont écoulés chaque
jour. Seul bémol, le coût élevé des matières
premières dû au trop petit nombre de restaurants du Crous
proposant à ce jour le produit.
Sensibiliser à l'équilibre alimentaire
Le sujet occupe une place de taille. Tous les cuisiniers reçoivent
dès leur arrivée une formation interne pour apprendre à
limiter l'apport en sel, sucre et graisses. Qui plus est, une opération
de sensibilisation est organisée chaque année en partenariat
avec la SMEREP. Durant une semaine, les convives sont invités à
composer un plateau équilibré à l'aide de codes couleur
révélant l'apport nutritionnel de chaque plat. Pour les
convaincre? Des cadeaux leur sont offerts en guise de bons points. Au
besoin, une diététicienne est présente pour répondre
à leurs questions.
Un duo féminin efficace
Carole la chef et Sylvie la directrice partagent la même conception
du travail et s'investissent à 100 %. Une complicité s'est
très vite nouée entre ces deux femmes de tête. Carole
appartient à la minorité de femmes chefs du Crous de Paris.
Elles ne sont à ce jour que deux. Elle a dû se faire accepter
progressivement. Les hommes ont d'abord eu des réactions de surprise
voire d'appréhension. "Mais ils se sont vite habitués
et ça se passe très bien ", précise-t-elle.
Il faut dire que ce petit bout de femme ne s'endort pas sur ses lauriers.
Après 14 années passées dans le privé, elle
entre au Crous en 2001. Deux ans après, elle s'inscrit au concours
national du Crous et arrive en
demi-finale! Elle manage aujourd'hui
5 personnes en cuisine sans compter les agents de service en salle, au
total une vingtaine de personnes. Sylvie, quant à elle, est présente
à tous les services. Bien plus que superviser, elle gère
les imprévus et n'hésite pas à retrousser ses manches
si besoin est. C'est tout en douceur qu'elle résout les problèmes.
Pendant notre interview, elle est interpelée par la longue file
d'attente à l'entrée du restaurant. " Allo, une borne
Moneo® est en panne. Pouvez-vous envoyer un technicien rapidement?
" Cette émulation permanente a porté ses fruits et
ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Un projet de bar à
légumes est déjà en route
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